« Recruter, développer et fidéliser les meilleurs n’est plus suffisant. Le stade ultime de la performance d’un capital humain est l’engagement des collaborateurs pour leur employeur, c’est-à-dire, pour exprimer les choses simplement, leur disposition à servir l’entreprise au-delà de ce que l’on peut attendre d’eux. Mais cela, l’entreprise ne peut l’exiger, ni contractuellement ni moralement ; elle doit le mériter.

La motivation et la satisfaction au travail, sur lesquelles elle peut agir, sont, certes, nécessaires pour inspirer des comportements engagés, mais ils ne sont pas suffisants. Le bonheur au travail même, en admettant qu’il soit du ressort ou du pouvoir d’un employeur, ne le produirait pas non plus à coup sûr. L’alchimie en est complexe, précaire et individuelle. On admet simplement que l’engagement tient à un attachement d’ordre affectif à l’entreprise.
Et cela complique pas mal de choses. Car il faut à présent que l’employeur se fasse aimer de ses collaborateurs pour libérer de nouvelles ressources de performance. Et la nature d’une entreprise ne lui permet pas d’agir en dehors d’un cadre réglementaire et contractuelle, peu propice à un objectif de séduction. »

 

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